Cercueils en carton, forêts cinéraires, … De nombreuses approches funéraires éco-responsables émergent depuis plusieurs années. Actuellement interdit en France, l’humusation, offre un processus funéraire 100 % écologique. On vous dit tout sur cette pratique.

Qu’est-ce que l’humusation ?

L’humusation est un processus de transformation du corps d’un défunt en compost à l’aide de micro-organismes. Cette méthode utilise des produits présents dans la nature et s’inspire de l’écosystème des forêts, où le compost y est essentiel.

Le corps du défunt doit être en contact direct avec la terre, et ne doit donc pas être dans un cercueil, pour que le processus fonctionne correctement. Cette contrainte rend malheureusement le procédé illégal en France car la présence d’un cercueil est obligatoire.

Comment se déroule une humusation de corps ?

L’humusation est un processus en 4 étapes.

  1. Préparation du corps et cérémonie d’obsèques

    Le corps est enveloppé dans un linceul biodégradable, sans cercueil, puis déposé sur 20 cm de copeaux de bois humidifiés par de l’eau de pluie et d’un peu d’argile.

    Se déroule ensuite la cérémonie pendant laquelle un dernier message peut être porté à l’être aimé. Pour faciliter la décomposition du corps, aucun soins de conservation n’est pratiqué sur le défunt.

    L'humusation : une alternative écologique suite à un décès

  2. Formation de la hutte

    Le corps est ensuite recouvert par les mêmes copeaux de bois que précédemment, pour former une hutte recouverte entièrement de paille, de feuilles mortes et de tontes de pelouse.

    La décomposition du corps commence alors, ce qui génère une importante chaleur avoisinant les 70 degrés. Cette forte température écarte les animaux sauvages et tue les germes potentiellement pathogènes. Cet environnement recréé celui du sol des forêts.

    Également, une stèle en bois ou en pierre est érigée devant la sépulture et sur laquelle figure le nom du défunt et sa date de décès.

  3. Réduction du corps

    Au bout de 3 mois, les matières molles du corps sont décomposées. Il ne reste plus que les prothèses métalliques, qui sont retirées par des “humusateurs” agréés. Ainsi que les dents et les os du défunt qui sont réduits en poudre puis replacés dans la sépulture.

    L'humusation : une alternative écologique suite à un décès

  4. Formation du terreau

    Neuf mois plus tard, le corps est totalement décomposé, laissant place à 1,5 m³ d’humus fertile. De quoi fertiliser une centaine d’arbres.

    Une partie du terreau est utilisée pour faire pousser un arbre, qui sera planté dans le “Bois du Souvenir”. Une manière d’offrir un hommage éternel aux défunts et d’offrir à la famille un lieu de recueillement.

Que dit la loi sur l’humusation ?

L’humusation n’est pour l’instant pas autorisée en France en vertu de l’article 2213-15 du CGCT sur l’obligation d’un cercueil, et de l’article 16-1-1 du Code civil qui stipule que “les restes des personnes décédées, y compris les cendres de celles dont le corps a donné lieu à crémation, doivent être traités avec respect, dignité et décence.”

Francis Busigny, à l’origine de cette initiative milite avec son équipe pour que l’humusation soit légalisée. Ils proposent aux personnes souhaitant être humunisées à faire connaître leurs dernières volontés auprès de leurs mairies. Vous pouvez trouver plus d’informations sur leur site internet, dédié à l’humusation.

Ailleurs dans le monde, il va bientôt être possible d’être humunisé dans l’Etat de Washington. Le gouverneur Jay Inslee a signé en mai 2019 le texte de loi l’autorisant.

Nous proposons également chez Advitam un service funéraire écologique. Pour plus d’informations, vous pouvez nous contacter au 09 77 55 39 39 ou visiter notre site internet.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter notre guide résumant toutes les pratiques funéraires écologiques.