L’épidémie du coronavirus impose de faire quelques changements par rapport aux obsèques musulmanes habituelles. Notamment sur les rites religieux et l’enterrement du défunt.

Obsèques musulmanes

Coronavirus et obsèques musulmanes : quelles sont les consignes ?

Le Conseil Français du Culte Musulman et Musulmans de France ont rendu chacun un avis respectivement le 17 et 20 mars 2020 sur l’enterrement des défunts en ces temps de crise.

Concernant les proches non décédés du covid-19, seules les restrictions communes à toutes les obsèques sont à respecter. Notamment l’interdiction de tout rassemblement et l’exclusion de tout contact physique.

Pour les défunts atteints du covid-19, la prise en charge est plus encadrée et les rites doivent être adaptés.

Le lavage du corps “Taghcil”

Pour assurer la sécurité des vivants, les toilettes mortuaires sont à proscrire, qu’elles s’inscrivent dans un rite religieux ou non.

Le lavage du corps “taghcil” n’est donc pas possible.

L’enveloppement du corps du mort par des linceuls “Takfin”

Une fois le décès constaté, il faut placer le défunt dans une housse hermétique puis procéder à la mise en bière sans délais. Il ne peut donc être enveloppé dans des linceuls comme le veut la religion.

Il est cependant possible et recommandé de déposer le linceul sur la housse avant la fermeture du cercueil.

La prière mortifère

Dans le cas où la prière mortifère ne peut pas être célébrée avant l’enterrement, il est permis de l’effectuer après, une fois que l’enterrement est terminé, selon l’avis des hanafites.

Si elle est célébrée dans une mosquée, il vaut mieux opter pour une mosquée avec un espace extérieur et un accès pour le corbillard. La prière peut ainsi être célébrée avec le défunt qui reste dans le véhicule funéraire.

Il est également possible de célébrer la prière mortifère de l’absent “salat-al-ghaieb” sur le défunt. Il n’est pas nécessaire son corps soit présent durant la prière.

Coronavirus et obsèques musulmanes : où enterrer le défunt ?

Pour qu’un rapatriement soit possible, 2 conditions sont à remplir. Il faut que les autorités du pays acceptent le rapatriement d’un corps sur leur territoire, et qu’il y ait des vols acceptant des cercueils disponibles.

A l’heure actuelle, beaucoup de pays ont fermé leurs frontières. 

L’Algérie, la Turquie, l’Israël, la Tunisie, le Pakistan, le Sénégal et la Malaisie, sont toujours desservis par les compagnies aériennes. Pour que le rapatriement soit possible, un certificat de non-contagion est à délivrer par le médecin qui constate le décès. Egalement, le consulat du pays de destination doit accepter le rapatriement du corps.

Une autre possibilité est l’inhumation dans un carré musulman en France, mais ils sont peu nombreux et saturés. Les familles cherchent donc dans une ville plus éloignée en espérant trouver un emplacement.

De plus, pour rappel, le nombre de personnes maximum autorisé dans le cimetière lors des obsèques est de 20.

La dernière possibilité est de déposer le cercueil provisoirement, soit dans un caveau provisoire, soit au dépositoire de Rungis. Cela permet d’attendre que les vols soient à nouveau disponibles et que les autorités des différents pays aient à nouveau ouverts leurs frontières.

Nous sommes à la fois experts des rapatriements de corps à l’étranger et habilités à prendre en charge les victimes du coronavirus. Pour plus d’informations ou pour établir un devis vous pouvez nous contacter par téléphone au 09 77 55 39 39 ou consulter notre site internet.